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Construit en 2012 sur le site de la bataille d'Alésia, à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or), le MuséoParc Alésia est une institution culturelle reliant les activités archéologiques du site avec une programmation culturelle pour tous publics.
L'architecture circulaire imaginée par Bernard Tschumi est organisée autour de l'Atrium, une grande place intérieure qui concentre la lumière et la circulation du public, centre dynamique du musée.
Dans la continuité de son activité culturelle, le MuséoParc souhaitais introduire, au sein de l'Atrium, un ensemble de mobilier ludique présentant des jeux antiques. L'enjeu était autant de proposer une version contemporaine des jeux que d'offrir un moment de pause au sein de l'Atrium, grand espace dynamique en perpétuel mouvement.
Le mobilier ludique FRAGMENT fait honneur aux métiers de l’archéologie et à la pratique scientifique du MuséoParc. Entre mobilier et installation, ce projet est un ensemble de 15 meubles uniques qui semble former un site de fouille archéologique ludique. Grâce à la déambulation dans l'architecture, les visiteurs découvrent, en vue plongeante, les formes géométriques qui rappellent des architectures fragmentées.
Entièrement en frêne massif du châtillonnais, le mobilier présente des formes simples mais généreuses permettant aux familles de se réunir autour des jeux. Chaque jeux (5 au total) est identifiable par la forme de sa table et de ses assises qui dialoguent ensemble. Ces formes permettent d'attirer l'attention du public sur le jeu en l'invitant, par les différentes postures qu'elles offrent, à interagir autrement avec les joueurs.
Les assises jouent du veinage gris du frêne olivier, défaut naturel de cette essence locale en voie d'extinction. Les tables sont entièrement fabriquées avec un frêne blanc, indispensable à la bonne lecture des graphismes et pictogrammes des jeux, gravés à la laser sur le bois massif.
Un graphisme très géométrique offre aux grilles de jeux, informations et règles, une identité très contemporaine. Inspirées des effets d'optique de Vasarely, les grilles et les typographies apparaissent progressivement. Les pions sont taillés dans un hêtre malade, un échauffé, dont chaque face a été choisie pour rappeler les veinages du marbre très présent dans l'antiquité. Un détail qui positionne au centre de l'attention le dépérissement des essences locales, comme une archéologie du vivant présent.














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